À Charleroi, l’UMONS propose des masters universitaires en horaire décalé : des cours en soirée pensés pour les adultes qui veulent reprendre des études tout en continuant à travailler. Cette formule existe depuis plus de 45 ans sur le site carolo, avec aujourd’hui plus de 25 formations universitaires réparties sur cinq facultés. En 2025, ils étaient 145 à décrocher leur diplôme. Cet article rassemble les chiffres clés et les témoignages de celles et ceux qui ont franchi le pas.
Reprendre des études en horaire décalé à Charleroi : ce que racontent les diplômés de l'UMONS
Travailler le jour, suivre les cours le soir, et décrocher un diplôme universitaire au bout du chemin. C’est le pari que relèvent chaque année des dizaines d’adultes à Charleroi, sur les bancs de l’UMONS. En 2025, ils et elles étaient 145 à obtenir leur master en horaire décalé sur le CampusUCharleroi. Derrière ce chiffre, des parcours de personnes qui ont choisi de se remettre en question, souvent en parallèle d’une vie professionnelle et familiale bien remplie. Leurs témoignages disent beaucoup de ce que change une reprise d’études à l’âge adulte.
Le master en horaire décalé, qu'est-ce que c'est ?
Un master en horaire décalé regroupe des formations universitaires dont les cours sont organisés en soirée, pensés pour les adultes qui reprennent le chemin des études tout en continuant à travailler. À Charleroi, l’UMONS propose ce type d’enseignement depuis plus de 45 ans, avec aujourd’hui plus de 25 formations universitaires, dont certaines sont coorganisées avec d’autres établissements d’enseignement supérieur.
Cinq facultés dispensent ces cursus en horaire adapté : la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, la Faculté polytechnique, la Faculté des sciences, la Faculté Warocqué d’économie et de gestion, ainsi que l’École de formation des enseignants.
Pourquoi reprendre des études quand on est déjà dans la vie active ?
La motivation qui revient le plus souvent tient en trois mots : la soif d’apprendre. « J’avais envie d’apprendre de nouvelles choses, de me challenger », résume une diplômée, à titre autant personnel que professionnel. Vient ensuite l’envie d’une évolution de carrière, un second souffle recherché après plusieurs années sur le marché du travail.
Mais le bénéfice le plus cité n’est pas académique. Reprendre des études supérieures, c’est apprendre à réfléchir autrement, à aborder les problèmes sous un angle neuf et à trouver des solutions auxquelles on n’aurait pas pensé auparavant. Esprit critique, réflexivité, persévérance : les diplômés décrivent des compétences qui dépassent largement le cadre du diplôme.
Une université à taille humaine
Si l’expérience marque autant, c’est aussi grâce à l’accompagnement. Plusieurs diplômés insistent sur la proximité avec les enseignants, rendue possible par la taille humaine du site carolo : un lien direct, presque personnalisé, avec les professeurs.
Cette bienveillance se mesure surtout dans les moments difficiles. Une étudiante raconte avoir vécu son cursus en même temps que son accouchement. Loin de la laisser décrocher, l’équipe enseignante a fait preuve d’empathie, pris en compte sa situation et adapté son parcours pour lui permettre d’aller au bout. Un accompagnement qui fait souvent la différence entre un abandon et une réussite.
Des parcours variés, des portes qui s'ouvrent
La richesse de ces masters tient aussi à leur polyvalence. Du côté de la gestion, un même cursus mêle management stratégique, comptabilité, marketing et d’autres facettes de la gestion d’entreprise, de quoi ouvrir directement sur le terrain : une diplômée a ainsi lancé une activité complémentaire de consultance après l’obtention de son titre.
Dans l’enseignement, une institutrice décrit une ambition claire : appliquer à son échelle ce qu’elle a acquis, puis, plus tard, se tourner vers la formation initiale et continue des enseignants, l’encadrement de stages ou la recherche.
Dans les sciences informatiques, enfin, une diplômée pointe un constat : les femmes y sont encore trop rares. Un regret, alors que ces études sont ouvertes à tout le monde, sans favoritisme ni obstacle particulier. Et de tordre le cou à une idée reçue tenace : il ne faut pas être un « geek » pour se lancer dans l’informatique, seulement être passionné par les nouvelles technologies.
Des diplômés qui inspirent les suivants
Ces parcours de reprise d’études ne sont pas des cas isolés. Chaque promotion carolo compte des profils qui, après plusieurs années de vie active, ont fait le choix de retourner à l’université pour se réorienter, gravir un échelon ou simplement réaliser un projet longtemps repoussé. Certains y trouvent un tremplin vers de nouvelles fonctions, d’autres une reconversion complète. Le point commun : un investissement personnel réel, mené en parallèle d’un emploi, et qui finit par ouvrir des portes qu’on croyait fermées.
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Questions fréquentes
Peut-on travailler en journée et suivre un master à Charleroi ?
Oui. Les masters en horaire décalé de l’UMONS sont organisés en soirée, précisément pour permettre aux adultes de reprendre des études tout en poursuivant leur activité professionnelle.
Combien de formations universitaires l'UMONS propose-t-elle à Charleroi ?
Plus de 25 formations, dont certaines coorganisées avec d’autres établissements d’enseignement supérieur.
Faut-il être un « geek » pour se lancer dans un master en sciences informatiques ?
Non. D’après les témoignages de diplômés, il ne faut pas correspondre à ce cliché : il faut avant tout être passionné par les nouvelles technologies. Ces études sont ouvertes à tout le monde.
Depuis combien de temps l'UMONS est-elle présente à Charleroi ?
Depuis plus de 45 ans, avec une population étudiante en croissance constante.


